CITESwoodID: descriptions, illustrations, identification, et récupération d'information

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H. G. Richter, K. Gembruch, G. Koch

Liste des Caractères et Notes explicatives

Nomenclature etc.

#1. Famille:/

— En vertu des conventions internationales la base de données fournit des informations taxonomiques complètes pour les taxons inclus, c'est à dire la famille et le genre et, quand indiqué aussi l'espèce et l'autorité. Les informations actuelles a été extrait de les dernières éditions des livres de texte, par exemple "The Plantbook" (Mabberley 2008) et de quelques sites Web, entre autres le USDA Germplasm Resources Information Network (http://www.ars-grin.gov/cgi-bin/npgs/html/taxgenform.pl).

#2. Autres espèces commerciales:/

— Dans les cas où la protection CITES s'applique au genres entiers, par exemple, "lignum vitae" (Guaiacum spp.) et "ramin" (Gonystylus spp.), ou des groupes locaux de genres comme "Palissandre de Madagascar" (Dalbergia spp.) ou "Ébène de Madagascar" (Diospyros spp.), les espèces commerciales plus importantes sont données chaque fois dans le caractère. La même chose s'applique aux "Acajou d'Amérique" (Swietenia spp.) qui, pour des raisons pratiques, sont aussi traités ensemble dans cette base de données.

#3. Synonyme(s):/

— Les synonymes sont les noms botaniques obsolètes qui ont été remplacés par des noms plus récents considérés comme valides. Comme les références botaniques ne peuvent pas suivre instantanément tous les nouveaux changements botaniques, des livres courants, des listes de noms ou des bulletins d'informations techniques contiennent souvent des noms botaniques obsolètes. Cette base de données s'est efforcé de donner les noms botaniques valides les plus récents (famille, genre, espèce). En plus, les anciens noms (synonymes) sont souvent cités et listés sous le caractère pour aider l'utilisateur.

#4. Autres noms vernaculaires regionaux et locaux:/

— Ce caractère donne en supplément les noms locaux, régionaux et supra régionaux attribués à chaque essence commerciale.

#5. Clé selon DIN EN 13556:/

— Les codes à quatre lettres sont ceux de la norme DIN EN 13556. Les codes n'existant pas dans la norme ont été marqués comme "aucun" temporairement jusqu'à ce que les codes correspondants seront élaborés par les autorités.

#6. Clé interne: <de cette base de données>/

— Les codes à trois lettres (acronymes) appliqués aux espèces ou aux groupes d'espèces listés sont pour une utilisation interne de cette base, c'est à dire, pour les noms d'images facilitant la comparaison visuelle (images) directe de deux bois ou plus. Les fichiers codes.docx et codes.htm contennient une liste complète des ces codes utilisés dans la base de données

#7. <Statut de protection selon les normes CITES(EU): telles que répertoriées dans les listes données des annexes I(A), II(B) et III(C)>/

1. protégé selon <les normes CITES> Annexe I(A)/

2. protégé selon <les normes CITES> Annexe II(B)/

3. protégé selon <les normes CITES> Annexe III(C)/

4. non protégé /

— Le statut de protection d'une essence commerciale (espèce ou groupe d'espèces) est inclus, afin de permettre à l'utilisateur de vérifier rapidement le statut de l'essence identifiée. La CITES indique trois niveaux de protection:

Les espèces considérées en voie d'extinction sont dans l'ANNEXE I, et le commerce de ces plantes, ou parties de ces plantes, est strictement interdit, par exemple, Palissandre de Rio (Dalbergia nigra, Fabaceae-Faboideae).

les espèces considérées comme surexploitées mais non en danger immédiat d'extinction peuvent être commercialisées en quantités limitées. Elles sont dans l'ANNEXE II, et le commerce de ces plantes, ou parties de celles ci, est soumis à des contrôles stricts à l'exportation comme à l'importation, par exemple pour le Gaïac (Guaiacum spp., Zygophyllaceae) et l'Acajou d'Amérique (Swietenia spp., Meliaceae).

L'ANNEXE III contient les essences qui ont été mises sous protection particulière (du niveau de celles de l'ANNEXE II) par certains pays, comme le Cedro (Cedrela odorata, Meliaceae) au Brésil, Bolivie, Guatemala, Pérou et en Colombie.

Un quatrième cas (espèces non protégées) a été ajouté ici afin de pouvoir intégrer les bois non-CITES dans cette base. Les lettres majuscules entre parenthèses représentent l'état de protection correspondant à la réglementation de l'Union Européenne (EU).

#8. Bois semblables: <risque par erreur pendant de l'identification>/

— Ce caractère contient une liste des bois qui sont très semblables ou quasimentidentiques à ceux des listes CITES. Ils sont très difficiles ou pratiquement impossibles à differencier par des moyens macroscopiques.

Répartition geographique

#9. <Répartition géographique:>/

1. Europe, sauf régions méditerranéennes/

2. Régions méditerranéennes, y compris l'Afrique du Nord et le Moyen- Orient/

3. Asie tempérée <Chine, Japon, ex URSS>/

4. Inde, Pakistan, Sri Lanka/

5. Birmanie (Myanmar)/

6. Thaïlande, Laos, Vietnam, Cambodge <Indochine>/

7. Indomalaisie <Indonésie, Philippines, Malaisie, Brunei, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Iles Salomon>/

8. Iles du Pacifique <y compris la Nouvelle Calédonie, Samoa, Hawaii et Fidji>/

9. Australie/

10. Nouvelle, Zélande/

11. Afrique tropicale/

12. Madagascar et les îles de l'Océan Indien <Comores, Mascareignes>/

13. Afrique du Sud <au dessous du Tropique du Cancer>/

14. Amérique du Nord <au nord du Mexique>/

15. Mexique et Amérique Centrale/

16. Caraïbes/

17. Amérique du Sud tropicale/

18. Sud du Brésil/

19. Amérique du Sud tempérée <comprenant l'Argentine, le Chili, l'Uruguay, et le sud du Paraguay>/

— Différents critères peuvent être pris en compte pour diviser le monde en zones. La proposition suivante repose à la fois sur des critères biogéographiques et politiques. Les régions géographiques définies par Brazier et Franklin (1961) ont été retenues, mais quelques unes ont été subdivisées afin de permettre une plus grande précision.

#10. <Répartition géographique, pays et régions individuels>/

— Quelques espèces de cette base (CITES et non-CITES) ont une aire géographique restreinte, information pouvant être utile pour l'identification. Puisque les grandes subdivisions du monde dans le caractère précédent n'intègrent pas de tels détails, un caractère supplémentaire a été ajouté pour des régions et des pays bien particuliers. Par exemple, la distribution géographique vague ("Amérique du Sud tropicale", voir caractère précédent) du Palisssandre de Rio (Dalbergia nigra) est améliorée par une information plus précise ("Nord-Est et Centre du Brésil).

Cernes, couleur, fil, etc.

#11. Limites de cernes <présence>/

1. distinctes/

2. indistinctes ou absentes /

— La meilleure observation des limites des cernes d'accroissement est faite sur les sections transversales. Un cerne est une couche d'accroissement du bois, formée durant une période végétative. La limite du cerne sépare un cerne d'un autre. Les arbres poussant sous des climats tempérés ou froids sont caractérisés par un rythme annuel de croissance, en conséquence un cerne représente une année. Cependant, dans les régions tropicales, le rythme de croissance est contrôlé par des changements saisonniers (saison sèche-saison humide) qui apparaissent une ou plusieurs fois durant une année. Donc, des cernes distincts vus dans des bois tropicaux ne traduisent pas obligatoirement un rythme annuel.

Limites de cernes distinctes = changement brusque de structure d'un cerne à un autre, souvent traduit par un changement d'épaisseur des parois des fibres, formant un tissu de plus forte densité. De tels changements brusques de structure sont souvent accompagnés par des changements de couleurs.

Limites de cernes indistinctes ou absentes = cernes d'aspect vague, ou marqués par des changements de structure plus ou moins graduels sur les limites, et qui sont donc peu ou pas distinctes.

Les limites de cernes peuvent être définies par une ou plusieurs des modifications structurelles suivantes:

a. Fibres ou trachéides du bois final à parois épaissies et applaties radialement en opposition aux fibres ou trachéides à parois minces du bois initial, comme dans beaucoup de bois de résineux des régions tempérées;

b. Différence nette de diamètre entre les vaisseaux du bois final et du bois initial du cerne suivant, comme dans les bois de feuillus à zones poreuses ou semi-poreuses, par exemple le Cedro (Cedrela odorata, Meliaceae) et le Teck (Tectona grandis, Verbenaceae);

c. Parenchyme en limite (terminale ou initiale),comme dans l'Acajou d'Amérique (Swietenia spp., Meliaceae);

d. Diminution de la fréquence des bandes de parenchyme vers la fin du cerne produisant une zone fibreuse plus sombre, comme dans le Kasah/Koto (Pterygota spp., Sterculiaceae).

Bien que l'absence de limites de cernes soit une caractéristique assez bonne, la différence entre des limites "distinctes" et "indistinctes" est souvent arbitraire et, de plus, tous les intermédiaires sont possibles. Les limites de cernes indistinctes sont très communes dans les bois tropicaux comme dans l'Acajou d'Afrique (Khaya spp., Meliaceae) et le Ramin (Gonystylus spp., Gonystylaceae).

COMMENTAIRES

La présence non périodique ou sporadique de limites de cernes (à cause d'incidents climatiques ou de traumatismes) devra être notée comme "cernes indistincts".

#12. Transition du bois initial au bois final <exclusivement pour les cernes des bois des résineux>/

1. brusque/

2. graduelle/

— Ce carctère ne s'applique qu'au bois des Conifères. La transition peut être graduelle ou brusque

COMMENTAIRES

La transition entre le bois initial clair et le bois final plus sombre est en général graduelle dans les bois du groupe "soft pine" comme le Yellow pine (Pinus strobus) et le Pin cembro (Pinus cembra), et aussi dans des Epicéas et Sapins (Picea spp., Abies spp.), tous appartenant aux Pinaceae. La transition est généralement brusque dans le Mélèze (Larix spp.), le Douglas (Pseudotsuga menziesii), et dans les bois du groupe "pitch pin" (Pinus spp., section taeda) (CORE et al. 1979).

PRÉCAUTION

Bien que ce caractère soit communément utilisé pour l'identifiaction des bois de résineux, son pouvoir diagnostique est limité car les deux aspects du caractère peuvent être parfois présents ensemble. Ce caractère ne doit pas être utilisé pour des bois de forêts naturelles à croissance très lente (cernes extrèmement minces) ou des bois d'arbres de plantation à croissance très rapide (cernes extrèmement larges).

#13. <Limites de cernes, observations supplémentaires ou commentaires, par example couleur, aspect macroscopique, etc.:>/

#14. <Couleur du> bois de coeur en principe/

1. brun <ou bien nuances de brun>/

2. rouge <ou bien nuances de rouge>/

3. jaune <ou bien nuances de jaune>/

4. blanc ou gris/

5. noir/

6. violacé/

7. vert/

— La couleur peut changer entre le bois frais et le bois sec. Celle du bois sec varie souvent sous l'action des rayons UV et/ou au contact de l'oxygène de l'air. Pour ces raisons, la couleur du bois de coeur doit toujours être estimée à partir d'une surface tangentielle d'un bois sec à l'air fraichement raboté.

COMMENTAIRES

Dans le bois de coeur la grande variété de couleurs, de nuances et de combinaisons de couleurs rend une classification impossible. Le bois de coeur est le plus souvent brun, rouge, jaune, blanc ou présente un mélange de ces couleurs. Le bois de coeur brun pur est très commun; le rouge ou le jaune pur sont rares; le blanc ou le gris sont relativement fréquents.

Dans de nombreuses espèces, la couleur du bois de coeur n'est pas réduite à une seule nuance mais à une combinaison de plusieurs teintes et de nombreuses possibilités peuvent être notées ou utilisées lorsque l'on identifie un bois inconnu.

Le bois de coeur de la plupart des bois de résineux est brun jaunâtre, plus ou moins teinté, et fonce à la lumière pour prendre un teinte brun sombre nuancée de rougeâtre ou d'orangé. Dans les bois des résineux non colorés, aubier et bois de coeur ne sont pas distincts, comme dans l'Epicéa (Picea abies) le Hemlock (Tsuga spp.), les deux étant des Pinaceae.

Des exemples de combinaisons de couleurs typiques dans les bois des feuillus englobent beige à brun clair comme dans le Chêne blanc (Quercus spp., Fagaceae); brun rose clair comme dans le Hêtre (Fagus sylvatica, Fagaceae); Brun rouge comme dans l'Acajou d'Afrique (Khaya spp., Meliaceae) et d'Amérique (Swietenia spp., Meliaceae); jaune comme dans le Ramin (Gonystylus spp., Gonystylaceae); blanchâtre comme dans le Frêne (Fraxinus spp.,Oleaceae).

Des couleurs rares telles que le noir, le vert, l'orange ou le violet peuvent être utilisées seules, comme pour l'Ebène (Diospyros ebenum, Ebenaceae) qui possède un bois de coeur noir intense ou le Gaïac (Guaiacum spp., Zygophyllaceae) qui possède un bois de coeur verâtre typique. Mais le plus souvent elles seront employées avec d'autres nuances, comme dans la combinaison dans les veines du brun, du rouge, du violet et du noir dans les bois d'un grand nombre de Palissandres (Dalbergia spp., Fabaceae-Faboideae).

PRÉCAUTION

Faire particulièrement attention à l'utilisation des couleurs 'blanc' ou 'gris' car elles peuvent caractériser des aubiers plutôt que des bois de coeur.

#15. Bois de coeur <présence de veines>/

1. avec veines/

2. sans veines /

— Du bois veiné est toujours employé en combinaison avec la couleur générale du bois de coeur. Le Pin de Paraná (Araucaria angustifolia, Araucariaceae), un conifère, possède un bois brun clair avec des veines brun orangé. Le Zebrano ou Zingana (Microberlinia brazzavillensis, Fabaceae-Caesalpinioideae) possède un bois de coeur brun clair avec des veines brun foncé. Le Bois de Violette (Dalbergia cearensis, Fabaceae-Faboideae) un bois de coeur brun rosé clair avec des veines pourpres sombres. .

#16. Couleur de l'aubier <par rapport au coeur>/

1. similaire au bois de coeur/

2. différente du bois de coeur/

— Le bois de coeur de nombreuses essences a une couleur distincte de celle de la couronne d'aubier, modification due à la déposition de composés secondaires colorés, comme dans le Cedro (Cedrela odorata, Meliaceae), l'Alerce (Fitzroya cupressoides, Cupressaceae), et le Gaïac (Guaiacum spp., Zygophyllaceae). La limite entre l'aubier et le bois de coeur suit en général plus ou moins bien les limites de cernes (WAGENFÜHR 1996). Par contre, le Ramin jaune (Gonystylus spp., Gonystylaceae) ne montre pas de différence entre l'aubier et le bois de coeur.

COMMENTAIRES

L'aubier est caractérisé par la présence de cellules vivantes et physiologiquement actives impliquées dans la circulation de l'eau et le stockage des réserves énergétiques. Au fur et à mesure du développement de l'abre, les couches internes de l'aubier sont tour à tour transformées en bois de coeur. Les cellules encore vivantes meurent et leurs contenus (essentiellement des sucres et de l'amidon) sont progressivement transformés en composés organiques souvent colorés qui sont déposés principalement dans les cellules de parenchyme mais aussi dans les vaisseaux et, moins fréquemment, dans les fibres. Simultanément, d'autres processus apparaissent durant la formation du bois de coeur, comme l'obstruction définitive des ponctuations (dans les résineux) et la formation de thylles (dans certains feuillus). Toutes ces modifiaction ont pour but principal d'empêcher le passage d'air ou d'eau dans le bois et, ainsi, en interdire l'accès à des micro-organismes indésirables. En même temps, les nouveaux composés secondaires formés donnent au bois de coeur ses propriétés spécifiques telles que la durabilité naturelle et la capacité d'échange d'humidité avec l'environnement.

Les thylles dans le bois de coeur sont très fréquents comme dans le Robinier (Robinia pseudoacacia, Fabaceae-Faboideae) et les Chênes blancs (Quercus spp., Fagaceae), à rares, comme dans les Chênes rouges (Quercus spp., Fagaceae).

PRÉCAUTION

Ce caractère ne peut être utilisé que si l'on possède le bois de coeur et l'aubier et il est noté en association avec les autres caractères de couleur du bois de coeur.

#17. <Couleur et texture, observations supplémentaires ou commentaires:>/

#18. Odeur <si caractéristique>/

1. caractéristique/

2. absente /

— Détecter une odeur prononcée peut être un caractère utile pour déterminer un certain nombre d'espèces tels que les Palissandres (Dalbergia spp., Fabaceae-Faboideae) et le Cedro (Cedrela odorata spp., Meliaceae). C'est également le cas pour la séparation de quelques bois de résineux comme les très semblables bois de Douglas (Pseudotsuga menziesii, Pinaceae) (acide et déplaisant) et de Mélèze (Larix spp., Pinaceae) (aromatique et agréable). Les autres bois de résineux ayant une odeur caractéristique agréable sont le Western red cedar (Thuja plicata), le Genévrier de Virginie (Juniperus virginiana), les deux étant des Cupressaceae, ainsi que les véritables Cèdres (Cedrus spp., Pinaceae).

Pour des échantillons de bois secs, les substances chimiques responsables des odeurs peuvent s'être volatilisées, et il sera nécessaire de rafraîchir la surface ou de faire en sorte d'exhaler les odeurs en humidifiant l'échantillon, en soufflant dessus, en le mouillant et en le chauffant.

COMMENTAIRES

L'odeur dans certains bois est donnée par des composés secondaires volatils, en particulier des huiles essentielles, qui sont dans certains cas extraits et transformés en produits industriels pour les parfums, savons, encens etc.. Contrairement à la plupart des bois tempérés, quelques bois des régions tropicales et sub-tropicales ont une odeur forte (agréable ou déplaisante). Dans certains cas, l'odeur agréable a conduit à une utilisation particuliére du bois, comme pour le Cedro (Cedrela spp.) et le Bossé (Guarea cedrata),les deux étant des Meliaceae, utilisés pour la fabrication des boîtes à cigares; ou les Palissandres (Dalbergia spp., Fabaceae-Faboideae) et les Bois de Santal (Santalum spp., Santalaceae) utilisés en bijouterie et pour des articles de luxe. D'autres bois sont souvent utilisés pour la fabrication d'armoires et de coffres à linge car leur odeur repousse les insectes, comme le Camphrier (Cinnamomum camphora, Lauraceae) et tous les Génévriers (Juniperus spp., Cupressaceae).

PRÉCAUTION

Les odeurs sont variables et la perception varie d'un utilisateur à l'autre. Ce caractère est donc à utiliser avec précaution et dans un sens positif.

Le goût est délibérément exclu de la liste des caractères pour des raisons de sécurité. En particulier, certaines personnes peuvent être sensibles à certains composés et présenter des réactions allergiques graves.

#19. Bois <poids>/

1. léger et tendre/

2. de densité moyenne/

3. dense et dur/

— La densité du bois peut être calculée assez précisément par mesure et pesage (densité en g/cm³). Mais cette méthode desctuctive ne peut pas être utilisée pour des produits finis ou semi-facturés. Dans ce cas, on peut se faire une idée sur la densité en estimant la dureté par un simple test réalisé avec l'ongle du pouce.

Bois tendre et très léger = l'ongle marque facilement la surface, comme sur l'Alerce (Fitzroya cupressoides, Cupressaceae) et sur le bois de coeur du Cedro (Cedrela odorata, Meliaceae).

Bois à dureté et densité moyennes = l'ongle marque la surface du bois moins facilement comme sur le Ramin (Gonystylus spp., Thymelaeaceae) et sur l'Acajou d'Amérique (Swietenia spp., Meliaceae).

Bois dur et lourd = l'ongle marque à peine la surface du bois comme sur le Gaïac (Guaiacum spp., Zygophyllaceae).

COMMENTAIRES

Les catégories de densité "bois léger", "bois moyennement lourd" et "bois lourd" correspondent approximativement aux classes de densité suivantes:

Léger (tendre) = jusqu'à 0.40 g/cm³

Densité moyenne = 0.41 à 0.75 g/cm³

Lourd (dur) = plus de 0.75 g/cm³.

#20. Surface du bois <si huileux à toucher>/

1. huileux/

2. lisse /

— Le bois de coeur de certains bois commerciaux contient des substances gommeuses (caoutchouc) en quantité suffisament importante pour influer physiquement sur la surface du bois (sensation grasse ou poisseuse au toucher) comme dans le Gaïac (Guaiacum spp., Zygophyllaceae), le Teck (Tectona grandis, Verbenaceae). D'autres bois riches en matières grasses ou huileuses sont le Tilleul (Tilia spp., Tiliaceae), le Bouleau (Betula spp., Betulaceae), le Pin sylvestre (Pinus spp., Pinaceae). Le frottement de la surface de ces bois avec le plat de la main (en appuyant fortement) doit donner une sensation d'adhésivité, un caractère reconnu comme secondaire et qui ne peut pas être utilisé pour l'identifiaction des bois

#21. Contrefil <présence, exclusivement bois dur>/

1. présent/

2. absent <= fil droit>/

— Le contrefil est souvent présent dans les essences feuillus tropicales alors qu'il est extrèmement rare dans les feuillus tempérés. Il se dit que les bois de résineux ne sont jamais contrefilés, mais des expériences ont montré quelques rares exceptions à cette règle.

Le contrefil, parfois assimilé à fil incliné en double spirale, traduit le fait que les éléments axiaux sont alignés selon un certain angle par rapport à la verticale (fil tors) mais balancent alternativement entre une orientation dextre (à droite) et senestre (à gauche). Le contrefil ne peut pas être détecté dans les plans transversal et tangentiel sauf si une observation attentive montre un fil oblique à l'axe longitudinal sur des débits sur dosse. La surface radiale montre un dessin particulier,appelé rubanage, composé de bandes alternatives claires et foncées dont la largeur est fonction de l'épaisseur de chaque couche. Ce contraste net de couleur peut être encore plus accentué par l'application d'un vernis. Il est important de savoir que les différences de la coloration intrinsèque du bois ne participent pas à l'apparition de ce rubanage. C'est seulement une illusion d'optique due aux réflexions différentes de la lumière selon l'orientation du fil dans les bandes côte à côte (GOTTWALD 1958). Le contrefil est le mieux observé dans une pièce de bois fendue dans le plan radial. La ligne de fente se présente comme un zigzag typique et le plan longitudinal (radial) montre une alternance de crêtes et de vallées (voir illustrations pour ce caractère). Sur une surface radiale rabotée, le contrefil peut être détecté par le changement périodique de la longueur des traces vasculaires qui sont longues quand le rabotage a suivi plus ou moins le fil du bois et courtes quand le rabotage a tranché le fil selon un certain angle. Un rubanage très serré peut être observé dans le Gaïac (Guaiacum spp., Zygophyllaceae), un rubanage régulier et large dans les bois de Sapelli (Entandrophragma cylindricum), Tiama (Entandrophragma angolense), Sipo (Entandrophragma utile), Acajou d'Afrique (Khaya spp.),toutes les trois étant des Meliaceae.

#22. <Caractéristiques du fil, observations supplémentaires ou commentaires:>/

Bois de feuillus ou bois de résineux?

#23. Vaisseaux (pores) <présence = bois de feuillus ou de résineux>/

1. présentes (= bois de feuillus)/

2. absentes (= bois de résineux)/

— La présence de vaisseaux (pores) est un caractère spécifique des bois des feuillus. Les bois des résineux n'ont pas de vaisseaux, ils sont composés uniquement de trachéides et de parenchyme (tissu de stockage).

De tous les types de cellules présents dans les bois de feuillus, les vaisseaux ont le plus grand diamètre, suffisament grand pour que ces vaisseaux puissent être détectés à l'oeil nu sous forme de pores sur une section transversale correctement tranchée, comme par exemple dans le bois de Cedro (Cedrela odorata, Meliaceae). Les pores moyens sont tout juste visibles à l'oeil nu, alors que les pores fins ne peuvent être observés qu'avec une loupe à main. Sur les surfaces longitudinales, les vaisseaux forment des canaux ouverts droits ou parfois sinueux appelés "traces vasculaires".

COMMENTAIRES

Dans les bois des feuillus les vaisseaux conduisent l'eau depuis les racines jusqu'au houppier. Dans les bois de conifères sans vaisseaux, les trachéides à parois mince du bois initial assurent presque toute la circulation de l'eau. La fonction principale des trachéides à parois épaisses du bois final est la résistance mécanique, leur capacité de conduction étant très limitée.

PRÉCAUTION

Quoique le risque de confondre un bois de feuillus avec un bois de résineux soit fortement improbable, il faut faire attention de ne pas confondre un bois de feuillus ayant des vaisseaux (= pores) extrèmement fins avec un bois de résineux ayant de très grosses trachéides dans le bois initial.

Vaisseaux (pores)

#24. Bois <zones poreuses ou pores disséminés>/

1. à zones poreuses/

2. à zones semi-poreuses/

3. à pores disséminés/

— Les bois de feuillus peuvent être divisés en trois groupes selon le mode spécifique de distribution des vaisseaux (= pores).

Bois à zones poreuses = bois dans lequel les vaisseaux du bois initial sont manifestement plus larges que ceux du bois final du cerne en cours comme du cerne précédent, formant une zone bien nette, ou anneau, et avec une brusque transition en passant au bois final dans le même cerne, comme dans les Chênes blancs et rouges (Quercus spp., Fagaceae), les Frênes (Fraxinus spp., Oleaceae), les Ormes (Ulmus spp., Ulmaceae). Sur les sections tangentielles les anneaux des très gros vaisseaux du bois initial forment une figure particulière en V ou U, sur les sections radiales, ils apparaissent commes des lignes plus ou moins nettes.

Bois à zones semi-poreuses = bois dans lequel les vaisseaux du bois initial sont distinctement plus larges que ceux du bois final du cerne précédent et deviennent de plus en plus petits dans le bois intermédiaire puis dans le bois final du cerne, comme dans les Noyers européens et américains (Juglans regia et J. nigra, Juglandaceae), les Merisiers européens et américains (Prunus avium et P. serotina, Rosaceae).

Bois à pores disséminés = bois dans lequel les vaisseaux ont plus ou moins le même diamètre dans tout le cerne comme dans l'Acajou d'Amérique (Swietenia macrophylla, Meliaceae), et le Ramin (Gonystylus spp., Gonystylaceae). La majorité des bois de feuillus tempérés et tropicaux sont des bois à pores disséminés. Comme leur distribution est uniforme, ces vaisseaux ne forment pas de figures particulières sur les faces longitudinales.

COMMENTAIRES

Ces trois formes de porosité se présentent en réalité comme un continuum et beaucoup d'espèces se classent comme "bois à zones poreuses à semi-poreuses" ou comme "bois à zones semi-poreuse à pores disséminés". La porosité est codée indépendament de la disposition des vaisseaux. Cela implique que des bois ayant une disposition particulière des vaisseaux, comme ceux n'ayant pas de disposition particulière des vaisseaux, peuvent être considérés comme des bois à pores disséminés.

Dans quelques bois tempérés à pores disséminés, comme le Hêtre (Fagus spp., Fagaceae) les vaisseaux les derniers formés dans le bois final peuvent être beaucoup plus fins que ceux du bois initial du cerne suivant, mais le diamètre des vaisseaux est relativement uniforme dans presque tout le cerne.

PRÉCAUTION

Les bois à zones poreuses d'arbres ayant poussé très lentement ont des cernes étroits avec un bois final très mince. Il faut faire attention de ne pas confondre ces zones poreuses très serrées avec une disposition en plages tangentielles ou d'interpréter de tels bois comme des bois à pores disséminés.

#25. Zones poreuses du bois initial <unisériées ou multisériées>/

1. unisériées/

2. multisériées /

— Le nombre de rangées (dans le sens radial) de gros vaisseaux dans le bois initial peut être un bon critère de reconnaisance. Ce caractère permet parfois de qualifier un genre ou de séparer des espèces commerciales entre elles. Ainsi, le Teck (Tectona grandis, Verbenaceae) et le Cedro (Cedrela odorata, Meliaceae) ayant une zone poreuse composée d'une seule rangée de gros vaisseaux. L'Orme américain (Ulmus americana) ayant une zone poreuse composée d'une seule rangée de gros vaisseaux se distingue de l'autre Orme américain (Ulmus rubra) dont la zone poreuse est multisériée (généralement avec plus de 2 rangées de gros vaiseaux).

#26. Vaisseaux (pores) <disposition, pour les bois à zones poreuses seulement dans le bois final>/

1. sans disposition particulière /

2. en plages tangentielles/

3. en files radiales/

4. en files ou plages obliques/

5. en flammes/

— 'Sans arrangement particulier' a été ajouté afin de faciliter l'utilisation du langage DELTA car, de nombreuses espèces n'ayant pas de tels arrangements, constituent la valeur implicite de ce caractère.

Vaisseaux en plages tangentielles = vaisseaux distribués de manière perpendiculaire aux rayons et formant des bandes tangentielles plus ou moins longues, droites ou ondulées, ulmiformes ou festonnées, comme dans les Ormes (Ulmus spp., Ulmaceae), les Hackberry (Celtis spp., Ulmaceae), et le Sen (Kalopanax pictus, Araliaceae).

Vaisseaux en files (ou plages) radiales = vaisseaux distribués dans le sens radial et séparés par des zones sans vaisseaux comme dans un grand nombre de Sapotaceae (Chrysophyllum spp., et autres). La disposition en files radiales peut être vue aussi bien en section transversale qu'en section longitudinale radiale en considérant les amas de traces vasculaires très serrées.

Vaisseaux en files ou pages obliques: les vaisseaux sont disposés selon un schéma intermédiaire (oblique) entre un alignement tangentiel et un alignement radial, comme dans beaucoup d'espèces d'Eucalyptus à pores disséminés (Eucalyptus spp., Myrtaceae) et les groupes de vaisseaux du bois final des Chênes blancs et rouges à zones poreuses (Quercus spp., Fagaceae); Ce type de disposition est souvent accompagné par un changement périodique de direction des plages de droite à gauche et vice versa (disposition en arêtes de poisson).

Vaisseaux en flammes = vaisseaux distribués selon des bandes ramifiées, formant des plages distinctes séparées par des zones sans vaisseaux, comme dans le bois final des Chênes blancs (Quercus spp., Fagaceae).

PROCÉDÉ

La disposition des vaisseaux (tangentielle, radiale, oblique, en flammes) est déterminée sur des coupes transversales à faible grossissement et est notée uniquement dans le cas où il y a une disposition nettement visible. Pour les bois à zones poreuses, seuls le bois final et le bois intermédiaire sont examinés. Dans le cas des bois à zones poreuses, les débuts de cerne ne doivent pas être utilisés pour déterminer la disposition des vaisseaux.

COMMENTAIRES

Ces états apparaissent souvent ensemble. La disposition des vaisseaux de certaines espèces est intermédiaire entre files tangentielles et obliques. Dispositions oblique et en flammes sont souvent associées comme dans de bois final des Chênes blancs (Quercus spp., Fagaceae). Toutes les combinaisons doivent être notées.

La visibilité de la disposition des vaisseaux dépend aussi de la largeur des cernes. Dans les cernes très étroits (arbres à croissance très lente) des bois à zones poreuses, une disposition particulière des vaisseaux est bien souvent indistincte.

#27. Vaisseaux (pores) <groupement>/

1. exclusivement isolés <plus de 90%>/

2. accolés <mélange de vaisseaux accolés et isolés ou exclusivement accolés>/

— Vaisseaux isolés uniquement = 90% des vaisseaux ou davantage sont totalement entourés par d'autres éléments du bois, ou ne sont pas en contact avec un autre élément de vaisseau en section transversale, comme dans un grand nombre d'Eucalyptus (Eucalyptus spp., Myrtaceae). Dans les bois à zones poreuses, seuls les vaisseaux du bois initial doivent être observés. Les vaisseaux sont typiquement isolés dans le bois initial des Chênes blancs et rouges (Quercus spp., Fagaceae).

Vaisseaux accolés = mélange de vaisseaux isolés (<90%) et de vaisseaux (= pores) accolés, ou vaisseaux exclusivement accolés.

PRÉCAUTION

Une attention particulière doit être portée dans le cas de certaines espèces d'Eucalyptus (MYRTACEAE) car des vaisseaux isolés mais très voisins dans les files obliques ne doivent pas être considérés comme des vaissaeux accolés.

#28. Vaisseaux (pores) accolés <type général d'accolement des vaisseaux>/

1. radialement par 2–3/

2. radialement par 4 ou plus/

3. en amas/

— Vaisseaux accolés radialement = 2 vaisseaux (= pores), ou plus, sont en contact direct, c'est à dire qu'ils ont des parois communes applaties dans la zone de contact

En amas: 3 vaisseaux (= pores) ou plus sont réunis en groupes irréguliers et ont entre eux des contacts directs radiaux et tangentiels.

Les accolements radiaux de 2–3 vaisseaux associés avec un nombre variable de vaisseaux isolés est la forme la plus commume de groupement des vaisseaux, comme dans le Ramin (Gonystylus spp., Gonystylaceae).

sb100COMMENTAIRES

L'option 2 du caractère 'accolements radiaux de 4 ou plus" doit être utilisé seulement lorsque les accolements radiaux de 4 ou plus sont bien caractéristiques sur la section transversale, comme dans Donella pruniformis (Sapotaceae). L'option 3 'accolements en amas' s'applique seulement lorsque les groupements sont suffisament fréquents pour être bien évidents lors d'une observation rapide de la section transversale. Les amas et les accolements radiaux par 4 et plus ne s'excluent pas mutuellement et peuvent être vus ensembles. Des bois avec des vaisseaux en plages tangentielles ont souvent des vaisseaux en amas.

#29. <Données qualitatives sur les vaisseaux, observations supplémentaires ou commentaires:>/

#30. Vaisseaux <diamètre tangentiel moyen de la lumière, par classe>/

1. petits <pas visibles à l'oeil nu = moins de 80 µm>/

2. moyens <justement visibles à l'oeil nu = 80–130 µm>/

3. grands <communément visibles à l'oeil nu = plus de 130 µm>/

— PROCÉDÉ

Le diamètre tangentiel du vaisseau est mesuré sur la section transversale. Les vaisseaux doivent être sélectionnés pour les mesures en s'efforçant de ne favoriser aucune classe de diamètre.

Dans les bois à zones poreuses mesurer et noter seulement les diamètres de pores les plus gros (bois initial). Des informations sur le diamètre tangentiel des plus petits vaisseaux (bois final) peut se révéler utile dans une description.

Dans les bois à zones semi-poreuses, faire les mesures dans le sens radial à travers tout le cerne.

Il est conseillé d'indiquer une fourchette des valeurs, par exemple 100 – 150 µm (0.10 – 0.15 mm).

COMMENTAIRES

Les petits vaisseaux (= pores) ne peuvent pas être perçus à l'oeil nu, une loupe à main est nécessaire pour les observer.

Les vaisseaux (= pores) de taille moyenne sont tout juste perceptibles à l'oeil nu, alors que les gros vaisseaux sont facilement visibles à l'oeil nu.

#31. Vaisseaux <nombre par mm², classes de fréquence>/

1. très peu <moins de 5>/

2. peu <5–20>/

3. moyennement nombreux <20–40>/

4. nombreux <40–100>/

5. très nombreux <plus de 100>/

— PROCÉDÉ

Chaque vaisseau est mesuré individuellement; par exemple dans une file radiale chacun des 4 vaisseaux sera mesuré (Wheeler 1986). Compter tous les vaisseaux qui apparaissent dans 5 (ou mieux 10) champs d'observation (en fonction du diamètre des vaisseaux et de leur distribution) puis convertir en nombre de vaisseaux par mm². Pour des bois à petits vaisseaux utiliser des surfaces de 1 mm² voire moins, pour des bois à gros vaisseaux épars utiliser tout le champ de vision à faible grossissement, par exemple 5 mm². Ne compter que 50% des vaisseaux qui n'apparaissent pas en entier dans le champ de vision. Si la densité des vaisseaux est très faible, examiner suffisamment de surface pour pallier la variabilité locale, et compter en tout état de cause au moins 100 vaisseaux. L'observation à travers un film gradué posé sur la surface du bois est très utile pour compter les vaisseaux.

Il est recommandé d'indiquer une fourchette de valeurs, par exemple 18 à 28 vaisseaux par mm².

COMMENTAIRES

La densité des vaisseaux n'est pas prise en compte pour les bois à zone initiale poreuse ou pour les bois dont les vaisseaux sont disposés en nappes et mélangés avec des trachéides vasculaires ou juxtavasculaires, tels que des arrangements en flammes chez les Chênes blancs (Quercus spp., Fagaceae), ou des plages tangentielles comme chez les Ormes (Ulmus spp., Ulmaceae).

#32. <Données quantitatives sur les vaisseaux, observations supplémentaires ou commentaires:>/

#33. Thylles <présence dans les vaisseaux (pores) du bois de coeur>/

1. présents/

2. absents/

— La présence de thylles peut se révéler très utile pour l'identification des bois. Dans les bois à zones poreuses, il est préférable d'observer les thylles dans le bois initial car ils sont souvent absents dans les petits vaisseaux du bois final. Eviter d'observer l'aubier pour rechercher la présence de thylles.

AVERTISSEMENT: Utilisez ce caractère que pour le bois de coeur!

PROCÉDÉ

Les thylles sont très bien perçus grâce à la forte réflexion de la lumière sur leurs nombreuses facettes produisant une brillance particulière (irisation identique à celle produite sur des bulles de savon) (GOTTWALD 1958). De même, les thylles remplissant les traces vasculaires peuvent être observés sur les surfaces longitudinales. Ces surfaces doivent être soigneusement rabotées afin que des poussières de ponçage n'obstruent pas les traces vasculaires et masquent les thylles. Les thylles peuvent être rares ou nombreux, soit très abondants dans beaucoup de vaisseaux ou au contraire peu nombreux et dans quelques vaisseaux seulement.

COMMENTAIRES

Pour les bois contenant des thylles dans le bois de coeur, les deux etats du caractère ("présent" ET "absent") sont encodées dans la base de données. De cette façon, le caractère perd son pouvoir diagnostic, mais pas matches possibles seront éliminés de la liste des taxons restants quand un spécimen inconnu à identifier est seulement aubier et l'état de caractère "absent" est codé par l'utilisateur.

COMMENTAIRES

Thylles = Excroissance d'une cellule de rayon ou de parenchyme axial à travers la cavité de la ponctuation d'un vaisseau adjacent et qui en obstrue le lumen en partie ou en totalité. Utiliser ce caractère (thylles) uniquement dans le sens positif.

#34. Autres dépôts dans les vaisseaux du bois de coeur/

1. présents/

2. absents/

— Le caractère 'dépôts' regroupe une grande variété de composés organiques ou inorganiques, de couleurs différentes (blanc, jaune, rouge, brun ou noir).

AVERTISSEMENT: Utilisez ce caractère que pour le bois de coeur!

COMMENTAIRES

En section transversale, les dépôts semblent envahir complètement le lumen de certains vaisseaux; en section longitudinale, les dépôts apparaissent souvent à l'extrémité des éléments de vaisseaux comme dans l'Azobé (Lophira alata, Ochnaceae). Les dépôts peuvent être facilement observés à l'aide d'une petite loupe, plus aisément sur les sections longitudinales (dans les traces vasculaires) que sur les sections transversales. Pour une description, il est nécessaire d'indiquer leur abondance, leur couleur ainsi que leur aspect général. De telles informations peuvent être notées dans la rubrique 'commentaires'. Voir Hillis (1987) pour de plus amples détails sur la nature des dépôts chimiques.

ATTENTION

Utiliser ce caractère (dépôts) uniquement dans le sens positif.

COMMENTAIRES

Pour les bois contenant des depôts organiques ou inorganiques dans les vaisseaux du bois de coeur, les deux etats du caractère ("présent" ET "absent") sont encodées dans la base de données. De cette façon, le caractère perd son pouvoir diagnostic, mais pas matches possibles seront éliminés de la liste des taxons restants quand un spécimen inconnu à identifier est seulement aubier et l'état de caractère "absent" est codé par l'utilisateur..

#35. <Thylles et autres dépôts dans les vaisseaux du bois, observations supplémentaires ou commentaires, par exemple nature, couleur, etc.:>/

Parenchyme axial

#36. Parenchyme axial <présence>/

1. présent <visible à l'oeil nu ou avec loupe>/

2. non visible/

— Le parenchyme axial (tissu de réserve) est orienté verticalement, donc parallèle à l'axe du tronc. Ses fonctions sont le transport et le stockage des éléments nutritifs dans l'arbre vivant. Le parenchyme axial est souvent perçu (mais pas obligatoirement) par sa couleur plus claire (ses cellules à parois plus minces réfléchissent mieux la lumière) et le contraste de couleur avec le tissu fibreux l'entourant (fibres avec des parois épaisses). la section transversale est le meilleur plan d'observation des différents types de parenchyme axial. Le parenchyme axial est présent dans presque tous les bois, feuillus et conifères, mais il est parfois si peu développé que son observation est impossible, même avec une petite loupe, comme dans l'Acajou d'Afrique (Khaya spp., Meliaceae). Quand il est assez abondant, le parenchyme axial est un très bon caractère diagnostique par ses différents types d'aspect De nombreuses combinaisons de types et d'aspects, décrites ci-dessous, sont observables dans certains bois.

Parenchyme axial en lignes = lignes tangentielles continues, droites à onduleuses, variables en largeur, nombreuses et formant une figure de quadrillage avec les rayons perpendiculaires à elles.

Parenchyme axial en manchon = amas ou manchon, soit associé aux vaisseaux ou soit, le plus souvent, entourant complètement les vaisseaux (paratrachéal). Les manchons présentent des formes particulières (contours) telles que des anneaux complets (vasicentriques) ou incomplets (unilatéraux) et en losange (aliforme). Si les manchons relient des vaisseaux très proches, l'adjectif descriptif (aanstomosé) est utilisé (pour plus de détails voir les notes accompagnant les caractères correspondants).

Autres types de parenchyme axial

En cellules isolées et en chaînettes = une seule file ou deux files de cellules de parenchyme disséminés irrégulièrement parmi les fibres du bois (cellules isolées); ou files de cellules de parenchyme rassemblées en lignes courtes discontinues, tangentielles ou obliques (chaînettes). Le parenchyme en cellules isolées n'est pas visible macroscopiquement et par conséquent n'a pas été mis dans cette liste de caractères. Pour plus de détails sur le parenchyme en chaînettes voir les notes sur ce caractère (autres types de parenchyme axial).

COMMENTAIRES

Lors de l'identification d'un bois inconnu, s'appuyer d'abord essentiellement sur le type de parenchyme axial le plus manifeste puis sur le(s) type(s) moins évident(s). S'assurer que le champ de vision en section transversale est suffisant pour interpréter correctement le(s) type(s) essentiel(s). Plusieurs combinaisons des différents types de parenchyme axial peuvent être observées dans un seul bois.

#37. Parenchyme axial <présence de lignes>/

1. <typiquement> en lignes/

2. non en lignes/

— Ce caractère doit être codé seulement lorsque les lignes de parenchyme forment une image bien nette sur la section transversale. Les lignes de parenchyme peuvent être indépendantes des vaisseaux (apotrachéal), visiblement associées aux vaisseaux (paratrachéal) ou les deux. Les lignes peuvent être onduleuses, droites, continues ou discontinues (ce dernier cas se rapproche des anastomoses, voir parenchyme anastomosé).

Les lignes bien marquées peuvent dessiner, comme toutes les structures concentriques, des figures en V ou en U sur les surfaces tangentielles avec des contours plus ou moins réguliers (lignes droites) ou plutôt en dents de scie (lignes onduleuses).

#38. Lignes de parenchyme <marginales ou non>/

1. marginales (ou semblant marginales)/

2. non (seulement) marginales/

— Lignes de parenchyme marginales = lignes de parenchyme apparaissant à des intervalles plus ou moins réguliers et formant un couche relativement continue et d'épaisseur variable aux limites des cernes, soit au début du cerne (ligne initiale), soit à la fin (ligne terminale). Dans certains bois, les lignes marginales forment le seul type de parenchyme axial visible macroscopiquement, comme dans l'Acajou d'Amérique (Swietenia spp., Meliaceae). Dans d'autres bois elles apparaissent avec d'autres types de parenchyme axial, par exemple avec du parenchyme aliforme dans le Doussié (Afzelia spp., Fabacaeae-Caesalpinioideae), avec des courtes lignes onduleuses dans le Sipo (Entandrophragma utile, Meliaceae), avec de nombreuses bandes continues dans le Koto (Pterygota spp., Sterculiaceae). L'épaisseur des lignes marginales de parenchyme est très variable. Les lignes sont souvent larges dans les bois à zones poreuses quand les pores du bois initial sont inclus dans ces lignes, comme dans le Teck (Tectona grandis, Verbenaceae) et le Cedro (Cedrela odorata, Meliaceae). Elles sont minces dans la plupart des bois à pores disséminés, comme l'Andiroba (Carapa guianensis, Meliaceae).

Des lignes semblant marginales présentent une allure très proche de celle des vraies mais ne sont pas des limites de cernes de croissance, par exemple les lignes associées aux canaux résinifères des bois des Dipterocarpaceae tels que les Red Méranti (Shorea spp., sect. rubroshorea) et les Bangkiraï (Shorea spp., sect. shorea).

Des lignes de parenchyme axial qui ne sont pas marginales apparaissent nombreuses et peu espacées (situées aussi entre les lignes marginales) et montrent plus souvent des irrégularités de rectidude et de continuité que les lignes marginales, comme dans l'Hévéa (Hevea brasiliensis, Euphorbiaceae), et l'Azobé (Lophira alata, Ochnaceae).

#39. Lignes de parenchyme <largeur>/

1. fines/

2. épaisses/

— Parenchyme en lignes fines = généralement peu ou pas visibles à l'oeil nu, comme dans l'Andiroba (Carapa guianensis, Meliaceae).

Parenchyme en lignes épaisses (bandes) = généralement bien visibles à l'oeil nu, comme dans le Kosipo (Entandrophragma candollei, Meliaceae), et l'Azobé (Lophira alata, Ochnaceae).

#40. Lignes de parenchyme <patron acec les rayons>/

1. en réseau avec les rayons <du même largeur>/

2. en échelle avec les rayons <plus épaisses>/

3. plus larges que les rayons/

— Parenchyme en réseau = parenchyme en lignes tangentielles continues de largeur approximativement identiques à celles des rayons, régulièrement espacées, formant entre elles un réseau. La distance entre les rayons est approximativement égale à la distance entre les bandes de parenchyme, comme chez l'Hévéa (Hevea brasiliensis, Euphorbiaceae).

Parenchyme en échelle = parenchyme en bandes ou lignes régulièrement espacées arrangées de manière horizontale, ou en arcs, et nettement plus minces que les rayons et formant avec ces derniers un dessin en échelle bien visible en coupe transversale, comme dans le Ntom (Pachypodanthium staudtii et la plupart des autres Annonaceae.

Lignes de parenchyme plus larges que les rayons = comme décrit par ce type, dans l'Azobé (Lophira alata, Ochnaceae) et le Wengé (Millettia laurentii, Fabaceae-Faboideae).

#41. <Lignes du parenchyme axial, observations supplémentaires ou commentaires:>/

#42. Autres types de parenchyme axial visibles macroscopiquement: <sauf lignes>/

1. en chaînettes <apotraquéal>/

2. en manchon <paratraquéal>/

3. aliforme <paratraquéal>/

4. anastomosé/

5. absent/

— Parenchyme axial en chaînettes = lignes de parenchyme courtes, discontinues, tangentielles ou obliques, comme dans les Noyers (Juglans regia, J. nigra, Juglandaceae) et le Durian (Durio spp., Sterculiaceae), dans ces deux essences ce caractère peut tendre vers une disposition en lignes fines. Ce parenchyme en chaînettes est difficile à observer par manque de contraste de couleur dans l'Ayous (Triplochiton scleroxylon, Sterculiaceae); il n'est pas visible macroscopiquement sur les surfaces longitudinales.

Parenchyme en manchon (ou parenchyme axial circumvasculaire) = cellules de parenchyme formant une gaine complète, circulaire ou ovale autour d'un vaisseau isolé ou de vaisseaux accolés, comme dans le Tiama (Entandrophragma angolense, Meliaceae).

Parenchyme axial aliforme = parenchyme entourant complètement ou sur une face le vaisseau avec des expansions latérales, comme dans le Doussié (Afzelia spp., Fabaceae-Caesalpinioideae). Pour les sous-types et les exemples voir la rubrique correspondante.

Parenchyme axial anastomosé (ou parenchyme en couches) = parenchyme juxtavasculaire ou aliforme anastomosé, entourant complètement, ou incomplètement, deux ou plusieurs vaisseaux et formant souvent des bandes irrégulières, comme dans l'Iroko (Milicia excelsa, Moraceae).

Le parenchyme en manchon et aliforme est souvent visible sur les surfaces longitudinales par sa couleur plus claire le long des traces vasculaires.

COMMENTAIRES

Les différents types de parenchyme axial décrits ici peuvent apparaître ensemble dans la même essence. Quelques bois possèdent à la fois du parenchyme en manchon, aliforme et anastomosé; L'aspect du parenchyme anastomosé peut ressembler à du parenchyme en lignes ou bandes et doit être combiné avec "largeur des lignes de parenchyme, comme dans le Wengé (Millettia laurentii, Papilionaceae).

#43. Parenchyme aliforme <types>/

1. en losange/

2. en ailes <extensions latérales fines>/

— Parenchyme axial aliforme en losange = parenchyme entourant le vaisseau (ou une face du vaisseau) avec des prolongements latéraux formant un contour de forme losangique, comme dans le Doussié (Afzelia spp., Fabaceae-Caesalpinioideae).

Parenchyme axial aliforme ailé = parenchyme entourant le vaisseau ou sur une face de celui-ci et ayant des prolongements latéraux longs et minces, comme dans le Ramin (Gonystylus spp., Gonystylaceae).

#44. <Parenchyme axial, observations supplémentaires ou commentaires:>/

Rayons

#45. Rayons <largeur observée en section transversale>/

1. fins/

2. larges (même avec des rayons fins)/

— Les rayons sont présents dans pratiquement tous les bois de feuillus et de résineux communément commercialisés. La taille et la fréquence des rayons sont très variables et sont des caractères diagnostiques très utiles, particulièrement les rayons très larges et très hauts. La largeur des rayons est observée sur la section transversale et peut être grossièrement sous-divisée en deux classes de tailles distinctes macroscopiquement:

Rayons fins = généralement non visibles à l'oeil nu à cause de leur petite taille. Tous les bois de conifères sont caractérisés par des rayons très fins (généralement tous unisériés) et appartiennent à cette catégorie. Les rayons fins, qui ne sont pas nécessairement unisériés, se rencontrent aussi dans beaucoup de bois de feuillus comme dans l'Acajou d'Amérique (Swietenia macrophylla), le Sapelli (Entandrophragma cylindricum, les deux étant des Meliaceae), et dans l'Hévéa (Hevea brasiliensis, Euphorbiaceae).

Rayons larges (parfois aussi accompagnés par des rayons fins) = rayons bien visibles à l'oeil nu, environ 0,5 mm (ou plus) de large comme dans les Chênes blancs et rouges (Quercus spp., Fagaceae), et le Hêtre (Fagus sylvatica, Fagaceae). Les faux rayons sont considérés ici comme des rayons larges. En fait, ils sont composés de nombreux petits rayons indépendants très rapprochés les uns des autres, mais séparés par des éléments axiaux, et qui apparaissent macroscopiquement comme un rayon large, comme dans l'Aulne (Alnus spp., Betulaceae), et le Charme (Carpinus betulus, Betulaceae).

Dans le cas où les rayons sont de deux tailles différentes (voir le caractère suivant) seuls les gros rayons sont pris en compte, comme dans les Chênes (Quercus spp., Fagaceae).

#46. Rayons <présence de deux tailles différentes>/

1. de deux tailles différentes/

2. de taille uniforme /

— Rayons de deux tailles différentes = vus en section transversale ou tangentielle, les rayons forment deux populations distinctes par leur taille et souvent aussi par leur hauteur, comme dans les Chênes blancs et rouges (Quercus spp., Fagaceae), et l'Aulne (Alnus spp., Betulaceae - les gros rayons étant dans ce bois des faux rayons).

COMMENTAIRES

Puisque les faux rayons ne peuvent pas être séparés macroscopiquement des vrais rayons larges, leur présence en association avec des petits rayons est codé "présence de rayons de deux tailles différentes" dans la base de données. Bien que cette appellation de faux rayons ne soit pas morphologiquement correcte, elle peut avoir une certaine utilité pour l'identifiaction macroscopique.

PRÉCAUTION

Pour être sûr qu'un bois possède des rayons de deux tailles différentes il est conseillé d'observer les deux sections, transversale et tangentielle. La prudence s'impose car de longues extrémités unisériées de rayons larges peuvent être vues à tort comme des rayons fins en section transversale.

#47. Rayons grands <hauteur observée en section tangential>/

1. communément jusqu'à 1 mm de hauteur/

2. communément entre 1 mm et 5 mm de hauteur/

3. communément supérieure à 5 mm, jusqu'à quelques cm de hauteur/

— La hauteur des rayons est estimée sur les surfaces tangentielles quand la silhouette des rayons est suffisamment contrastée.

Les rayons ayant couramment jusqu'à 1 mm de hauteur sont les plus fréquents dans les bois commercialisés.

Hauteur des rayons entre 1 mm et 5 mm = comme décrit dans ce type, chez le Hêtre (Fagus sylvatica, Fagaceae) et le Platane (Platanus spp., Platanaceae).

Hauteur des rayons supérieure à 5 mm = comme décrit dans ce type, chez les Chênes (Quercus spp., Fagaceae). Les rayons hauts et très hauts (options 2 et 3) sont des critères très utiles pour l'identification macroscopique des bois. Les rayons larges de plus de 5 mm et de plusieurs cm de haut, faux rayons compris, se rencontrent dans quelques bois feuillus communs, l'Aulne (Alnus spp., Betulaceae), le Charme (Carpinus betulus, Betulaceae), et le Noisetier (Corylus spp., Corylaceae).

COMMENTAIRES

Si la silhouette fusiforme des rayons est difficile à percevoir car peu contrastée, aller sur une surface radiale fendue et chercher la maille qui est généralement mieux visible par une réflexion particulière de la lumière (maille brillante).

#48. <Rayons, observations supplémentaires ou commentaires:>/

Structure étagée

#49. Structure étagée <présence>/

1. présente/

2. absente /

— Structure étagée = éléments disposées en étages (alignés horizontalement) sur la surface tangentielle.

PROCÉDÉ

La présence de structure étagée doit être recherchée seulement sur la surface tangentielle, et non sur la surface radiale!

Les étages de rayons sont visibles à faible grossissement à l'oeil nu ou avec une petite loupe, et apparaissent comme de fines stries horizontales sur la face tangentielle, comme dans le Gaïac (Guaiacum spp., Zygophyllaceae) et quelques échantillons d'Acajou d'Amérique (Swietenia) spp., Meliaceae).

COMMENTAIRES

Dans certains bois, tous les éléments sont étagés alors que dans d'autres bois seuls el sont certains éléments, comme le parenchyme axial, ou des associations de tissus (parenchyme axial + fibres + vaisseaux + petits rayons , mais sans les grands rayons qui ne sont pas étagés). Néanmoins, comme la distinction entre les tissus, étagés ou non, est très difficile à faire macroscopiquement, la "structure étagée" est seulement notée présente ou absente en général.

PRÉCAUTION

Il y a aussi des variations entre les spécimens d'une même espèce. par exemple, dans l'Acajou d'Amérique (Swietenia) spp., Meliaceae) et le Sapelli (Entandrophragma cylindricum, Meliaceae) où les rayons sont souvent bien étagés mais sont irrégulièrement étagés chez certains individus et non étagés chez d'autres. En conséquence ce caractère ne peut être utilisé que positivement.

#50. Étages <disposition des éléments étagés>/

1. régulières (horizontales ou légèrement inclinés) /

2. irrégulières/

— Disposition des étages irrégulière = les rayons et/ou les éléments axiaux étagés ne sont pas rigoureusement horizontaux ou légèrement inclinés, mais sont ondulés ou obliques (en échelons), ou bien l'étagement est très localisé, comme dans le Sapelli (Entandrophragma cylindricum, Meliaceae).

#51. Étages <nombre d'étages de rayons par mm axial>/

par millimètre axial/

— COMMENTAIRES

Le nombre d'étages de rayons par mm peut être utile pour distinguer des genres et des espèces, en particulier chez les Légumineuses qui comportent un grand nombre d'espèces ayant des rayons étagés.

Nous conseillons de donner une fourchettes de valeurs, comme de 4 à 7 étages par mm.

#52. <Structure étagée, observations supplémentaires ou commentaires:>/

Canaux résinifères

#53. Canaux résinifères normales <présence>/

1. présents/

2. absents /

— La présence de canaux résinifères (axiaux et radiaux) est à rechercher sur la section transversale. Elle peut être soupçonnée sur les surfaces longitudinales par des taches sombres (résine ayant suinté des canaux) ou par une ligne blanche brillante (lumière des canaux remplie par de la résine cristallisée).

COMMENTAIRES

Un canal intercellulaire est un espace tubulaire intercellulaire entouré par un épithélium et contenant des produits secondaires du métabolisme de la plante, comme des résines, des gommes, etc., sécrétés par des cellules épithéliales. Les canaux intercellulaires peuvent être orientés axialement (canaux intercellulaires axiaux ou verticaux), ou radialement (canaux intercellulaires radiaux ou horizontaux, dans les rayons). Synonyme = canal à gomme.

La présence de canaux résinifères axiaux est à rechercher sur la section transversale; sur les surfaces longitudinales, leur présence (axiaux et radiaux) est signalée par des taches sombres (résine suintant des canaux) ou des lignes blanches brillantes (lumière des canaux remplie par de la résine cristallisée). Comme les canaux résiniféres axiaux ne sont que des tubes longitudinaux leur aspect en section transversale peut être très semblable à celui des vaisseaux, ou pores. Dans les bois de feuillus, ils ne peuvent être distingués des pores que par leur disposition particulière, comme en lignes tangentielles continues, ou par une différence nette de diamètre avec les vaisseaux, ou encore par le suintement de résine. Le contour souvent irrégulier des canaux résinifères (en opposition aux vaisseaux) peut aussi aider à les distinguer des vaisseaux ayant une taille identique. Dans les bois de feuillus dans lesquels les canaux sont disséminés et ont un diamètre semblable à celui des vaisseaux comme dans le Tchitola (Pterygopodium oxyphyllum, Fabaceae-Caesalpinioideae), leur présence est presque impossible à prouver macroscopiquement sauf s'ils trahissent leur présence en exsudant de la résine. Les canaux résinifères sont présents dans des bois de conifères et dans des bois de feuillus. Chez les conifères ils n'apparaissent que dans certains genres de la famille des Pinaceae, notamment dans quelque essences commerciales importantes comme le Douglas (Pseudotsuga menziesii), l'Epicéa (Picea spp.), le Mélèze (Larix spp.) et tous les Pins (Pinus spp.). Parmi les bois feuillus fréquemment commercialisés ayant des canaux résinifères visibles à l'oeil nu, le Red Meranti (Shorea spp., sect. rubroshorea) et le Bangkiraï (Shorea spp., sect. shorea) famille des Dipterocarpaceae.

PRÉCAUTION

Des bois n'ayant pas de canaux résinifères normaux peuvent néanmoins avoir des canaux dits 'traumatiques" comme dans les Sapins (Abies spp.), les Cèdres (Cedrus spp., les deux étant des Pinaceae), le Merisier américain (Prunus serotina, Rosaceae), le Marupa (Simarouba amara, Simaroubaceae), et beaucoup de bois de Meliaceae de type Acajou. Les canaux d'origine traumatique sont des canaux formés en réponse à un traumatisme, disposés en petits groupes ou en bandes tangentielles, généralement au contour irrégulier, et proches les uns des autres. Les canaux traumatiques sont une réponse à une agression et donc ne se rencontre pas obligatoirement dans une espèce. Les canaux traumatiques sont différenciés des canaux normaux, quand cela est possible, par leur grande taille, leur contour irrégulier et par leur regroupement en amas tangentiels massifs.

#54. Canaux résinifères normales <disposition>/

1. en lignes tangentielles longues/

2. en lignes tangentielles courtes/

3. disséminés/

— La présence de canaux résinifères axiaux est à rechercher plutôt sur la section transversale.

Canaux intercellulaires axiaux en longues lignes tangentielles = plus de cinq canaux par ligne, comme dans le Red Meranti (Shorea spp., sect. rubroshorea, Dipterocarpaceae) et chez un grand nombre d'autres Dipterocarpacées. Synonyms: Canaux axiaux concentriques.

Canaux intercellulaires axiaux en courtes lignes tangentielles = de 2 à 5 canaux axiaux par ligne, comme dans le Keruing (Dipterocarpus spp., Dipterocarpaceae). Il est possible de rencontrer des canaux axiaux en longues et courtes lignes dans le même bois, comme dans le Bangkiraï (Shorea spp., sect. shorea, Dipterocarpaceae).

Canaux disséminés = canaux isolés et sans répartition précise, comme dans le Tchitola (Pterygopodium oxyphyllum, Fabaceae-Caesalpinioideae).

#55. Canaux résinifères normales <largeur>/

1. grands/

2. petits/

— Dans les bois des résineux la taille (diamètre estimé sur la section transversale) des canaux résinifères axiaux est, dans certains cas, un critère supplémentaire pour séparer certaines essences. La distinction plutôt grossière entre "grands" et "petits" est arbitrairement fixée par la valeur d'environ 100 µm: les canaux de plus de 100 µm de diamètre sont considérés comme grands, donc visibles à l'oeil nu, comme dans les "Soft Pines" (Pinus spp., section strobus), les Pitch Pins (Pinus spp., section taeda), et le Pin radiata (Pinus radiata). Les canaux de moins de 100 µm de diamètre sont considérés comme petits, donc génénralement non distincts à l'oeil nu comme dans le Douglas (Pseudotsuga menziesii), le Mélèze (Larix spp.), et l'Epicéa (Picea spp.).

Les traces des grands canaux axiaux peuvent être également observées sur les surfaces longitudinales alors que celles des petits canaux sont pratiquement invisibles en l'absence d'exsudat de résine. .

#56. <Canaux résinifères d'origine normale, observations supplémentaires ou commentaires:>/

Liber inclus

#57. Liber inclus <présence>/

1. présent/

2. absent /

— La présence de liber inclus (phloème est un terme scientifique pour désigner le liber) constitue un caractère important pour l'identification des bois. Le liber inclus est un phénomène rare et donc sa présence réduit considérablement les hypothèses possibles lors de l'identification. Les types de répartition (voir caractère suivant) sont basés sur leur apparence sur une section transversale bien tranchée.

Parmi les essences actuellemnt sous statut CITES, un seul, le Bois d'aigle ou d'aloès (Aquilaria spp., Thymelaeaceae) possède du liber inclus. Bien que le Bois d'aigle n'est que très peu commercialisé, il est intégré dans cette base de données.

#58. Liber inclus <disposition>/

1. concentrique/

2. disséminé/

— Liber inclus, concentrique = bandes tangentielles de liber alternant avec des bandes de bois et/ou de tissu conjonctif, comme chez Avicennia spp. (Avicenniaceae).

Liber inclus, disséminé = ilots de phloème isolés. Les ilots de phloème peuvent être entourés par du parenchyme ou des trachéides non perforées, comme dans la Noix vomique Strychnos nux-vomica (Loganiaceae). Synonyme: phloème inclus foraminé ou en ilots.

COMMENTAIRES

Le liber inclus de type concentrique est souvent rencontré en même temps que le liber inclus disséminé, comme dans le Bois d'aigle (Aquilaria spp. et Gyrinops spp., Thymelaeaceae); en cas de doute cocher les deux types. Dans les espèces possédant des bandes de phloème inclus, celles ci peuvent se diviser ou s'anastomoser.

#59. <Liber inclus, observations supplémentaires ou commentaires:>/

Caractères physiques et chimiques

#60. Bois de coeur <fluorescence>/

1. fluorescent/

2. non fluorescent/

— Fluorescence du bois de coeur = Le bois de coeur est fluorescent lorsqu'il émet une lueur particulière quand il est placé sous une lumière ultraviolette. La fluorescence peut être jaunâtre ou verdâtre, comme dans le Doussié (Afzelia pachyloba, Fabaceae-Caesalpinioideae) ou jaune brillant, comme dans le Robinier (Robinia pseudoacacia, Fabaceae-Faboideae); la fluorescence est nuancée d'orange dans le Bilinga (Nauclea diderrichii, Rubiaceae).

PROCÉDÉ

Les échantillons devant être testés doivent être rafraîchis en surface; enlever simplement quelques millimètres de la surface avec un couteau. Placer les échantillons en lumière ultraviolette (UV) à onde longue (365 nm) à une distance de moins de 10 cm de la source. Il est recommandé d'utiliser une lampe à UV de haute intensité et onde longue et de réaliser les observations dans une pièce obscure.

COMMENTAIRES

La fluorescence des échantillons apparaît souvent jaune ou verte sous une lampe UV; certaines espèces montrent des nuances d'orange, de rose.

Certains bois non fluorescents, peuvent cependant réfléchir une partie de la lumière ultraviolette et apparaître légèrement bleu ou violet, comme le Doussié rouge (Afzelia bipindensis, Fabaceae-Caesalpinioideae). Certains échantillons au bois jaune, comme le Ramin (Gonystylus spp., Gonystylaceae), ne sont pas fluorescents mais semblent avoir une faible fluorescence jaune due à la réflexion. Voir les études sur la fluorescence chez les Dicotylédones de MILLER (2007) et d'AVELLA & al. (1989).

PRÉCAUTION

Ce caractère ne s'applique que pour des fluorescences naturelles et non à celles provoquées par une dégradation du bois due à des agents pathogènes. Du bois infecté par de la pourriture peut présenter une fluorescence en bandes, en taches, en mouchetures, comme le bois échauffé du Peuplier canadien (Populus tremuloides, Salicaceae). La fluorescence naturelle apparait généralement uniforme sur la surface du bois.

#61. Extrait aqueux <fluorescence>/

1. fluorescent/

2. non fluorescente/

— PROCÉDÉ

Disposer un nombre suffisant de coupes fines de bois de coeur pour couvrir le fond d'une fiole d'environ 20 x 70 mm. Utiliser des coupes fines et non des fragments de bois afin de minimiser le temps d'extraction. Couvrir les coupes avec environ 20 mm (plus ou moins 5 ml) d'eau distillée, tamponnée à un pH de 6,86. Il existe dans le commerce spécialisé dans le matériel de laboratoire, des sachets d'agents tampons qui permettent de doser le pH d'une solution en diluant le contenu d'un sachet dans 500 à 1000 ml d'eau distillée. Couvrir la fiole et agiter énergiquement pendant 12 à 15 secondes. Laisser reposer une à deux minutes puis porter la fiole sous une lampe à UV (365 nm environ). En général la fluorescence est jaunâtre, bleutée, mais parfois verdâtre.

COMMENTAIRES

Parmi les bois montrant une fluorescence de l'extrait à l'eau d'un bleu vif, le Bilinga (Nauclea diderrichii, Rubiaceae) et le Satiné (Brosimum rubescens, Moraceae). Une fluorescence plus faible, mais cependant positive de l'extrait à l'eau, peut être observée dans les Erables (Acer spp., Aceraceae), les Noyers (Juglans spp., Juglandaceae), et le Robinier (Robinia pseudoacacia, Fabaceae-Faboideae).

#62. <Teinte dominante de l'> extrait aqueux <notion de base>/

1. incolore à brun <ou nuancé de brun>/

2. rouge <ou nuancé de rouge>/

3. jaune <ou nuancé de jaune>/

4. violet/

5. vert/

— PROCÉDÉ

Après avoir déterminé la fluorescence de l'extrait à l'eau, placer la fiole sur une plaque chauffante et porter à ébullition. Dès que le liquide bout, retirer la fiole et noter immédiatement la couleur.

COMMENTAIRES

Les couleurs les plus fréquentes de l'extrait à l'eau vont de l'incolore au brun ou nuances de brun.

>Parmi les bois dont les extraits à l'eau ont une fluorescence dans le rouge ou des nuances de rouge, le Bubinga (Guibourtia spp., Fabaceae-Caesalpinioideae).

Le jaune et les nuances de jaune sont vus dans l'Aulne (Alnus glutinosa, Betulaceae), le Framiré (Terminalia ivorensis, Combretaceae), et le Robinier (Robinia pseudoacacia, Fabaceae-Faboideae).

#63. Substances du bois de coeur <si lixiviables par l'eau>/

1. lixiviables par l'eau/

2. non lixiviables par l'eau /

— Solubilité à l'eau des extrait du bois de coeur.

Ce caractère a été introduit pour des raisons pratiques c'est-à-dire pour permettre de rechercher dans la base des bois de coeur ayant des composés très solubles dans l'eau, lessivés lors d'un contact avec de l'eau courante. Ignorer cette particularité, ou la sous estimer, peut entraîner des utilisations impropres de ces bois et causer des dégâts, en particulier avec l'emploi accru d'enduits à base d'eau.

PROCÉDÉ

Saturer complètement d'eau un papier buvard ou un papier filtre. Poser l'échantillon de bois avec une face rafraîchie (rabotée ou poncée) sur le papier humide. Attendre environ 15 min, enlever l'échantillon et examiner la couleur et l'intensité de la marque sur le papier. Parmi les bois connus pour leurs contenus solubles à l'eau (extraits lixiviables): le Framiré (Terminalia ivorensis, Combretaceae - jaune brillant), le Merbau (Intsia spp., Fabaceae-Caesalpinioideae - brun rouge sale), le Bangkiraï (Shorea spp., section shorea, Dipterocarpaceae - de jaune citron à brun sale selon les espèces).

#64. Extrait alcoolique <fluorescence>/

1. fluorescent/

2. non fluorescent/

— PROCÉDÉ

Disposer suffisamment de coupes fines de bois de coeur pour couvrir le fond d'une fiole d'environ 20 x 70 mm. Utiliser des coupes fines, pas de fragments, afin de minimiser le temps d'extraction. Verser sur les coupes environ 20 mm (plus ou moins 5 ml) d'éthanol à 95%. Couvrir la fiole et agiter énergiquement pendant 12 à 15 secondes. Laisser reposer la solution pendant 1 à 2 minutes, puis placer la fiole sous une lampe à UV (d'environ 365 nm). En général la fluorescence est jaunâtre, bleuâtre, parfois verdâtre.

COMMENTAIRES

Exemples de bois ayant une fluorescence bien marquée à l'éthanol: le Bilinga (Nauclea diderrichii, Rubiaceae) et le Satiné (Brosimum rubescens, Moraceae). Exemple de bois ayant une fluorescence à l'éthanol, plus faible mais néanmoins positive: l'Azobé (Lophira alata, Ochnaceae).

Parfois l'extrait à l'eau est fluorescent mais pas l'extrait à l'éthanol. Plus souvent, c'est le contraire (fluorescence à l'éthanol mais pas à l'eau) comme dans une espèce de Doussié (Afzelia quanzensis, Fabaceae-Caesalpinioideae).

#65. <Teinte dominante de l'> extrait alcoolique <notion de base>/

1. incolore à brun <ou nuancé de brun>/

2. rouge <ou nuancé de rouge>/

3. jaune <ou nuancé de jaune>/

4. violet/

5. vert/

— PROCÉDÉ

Après avoir examiné la fluorescence à l'éthanol, placer la fiole sur une plaque chauffante et porter la solution à ébullition. Dès qu'elle commence à bouillir ôter la fiole de la plaque chauffante et examiner la couleur de l'extrait.

COMMENTAIRES

L'extrait à l'éthanol est le plus souvent incolore à brun ou nuancé de brun.

Un exemple de bois ayant une fluorescence, l'extrait à l'éthanol étant rouge ou nuancé de rouge, est le Doussié (Afzelia spp., Fabaceae-Caesalpinioideae).

Exemples de bois dont l'extrait à l'éthanol est jaune ou nuancé de jaune: les Erables (Acer spp, Aceraceae) et le Poirier (Pyrus communis, Rosaceae).

Pour plus d'informations sur la fluorescence et la couleur des extraits à l'eau et à l'éthanol voir Dyer (1988) et Quirk (1983).

#66. <Couleur et fluorescence des extraits, observations supplémentaires ou commentaires:>/

#67. Test de mousse/

1. positif/

2. négatif /

— Le test de la mousse est utilisé pour déceler la présence de saponines naturelles dans le bois.

PROCÉDÉ

Ajouter suffisamment de copeaux de bois pour couvrir le fond d'une fiole d'environ 20 x 70 mm. Ne pas utiliser des fragments trop gros afin de minimiser le temps d'extraction. Verser environ 20 mm (plus ou moins 5 ml) d'eau distillée tamponnée à un pH de 6,86. Des sachets d'agents tampons, vendus dans le commerce, permettent de préparer une solution de 500 à 1000 ml de solution tampon au pH désiré avec le contenu d'un seul sachet.

Couvrir la fiole et agiter énergiquement pendant 10 à 15 secondes. Si des saponines naturelles sont présentes en grande quantité, il va se former de petites bulles ou de la 'mousse' (la même que celle d'un verre de bière). Laisser reposer la solution une minute environ. Si la 'mousse' est encore présente et recouvre la totalité de la surface de la solution, le test est positif. Si la 'mousse' s'est formée mais disparaît au bout de 1 minute, le test est négatif. Si seule une partie de la 'mousse' reste (par exemple sur le pourtour de la fiole), le test est faiblement positif.

COMMENTAIRES

Ce test est positif pour le Doussié (Afzelia spp., Fabaceae-Caesalpinioideae) et l'Acajou d'Afrique (Khaya spp., Meliaceae).

Le test est faiblement positif pour le Hêtre (Fagus sylvatica, Fagaceae).

Pour plus d'informations sur ce test voir Dyer (1988), Quirk (1983), Cassens & Miller (1981).

#68. Résidus de combustion d'un éclat <"burning splinter test">/

1. cendres uniquement/

2. partiellement en cendres/

3. charbon/

— Cendres uniquement = la cendre conserve la forme originelle du fragment de bois.

partiellement en cendres = les cendres ont une taille moindre par comparaison au fragment d'origine, ont tendance à se détacher et ont une consistance granuleuse quand on les roule entre les doigts.

charbon = les restes noirs et carbonisés d'un fragment de bois, qui brûle en général doucement ou difficilement, ou bien les restes noirs et carbonisés d'un fragment de bois avec des filets de cendres noirs ou gris adhérents.

PROCÉDÉ

Préparer des fragments de la taille d'une allumette (plus ou moins 2mm x 2mm x 50 mm) provenant de bois de coeur sain, loin de la moelle, en s'assurant que le bois est sec. Les fragments doivent être enflammés à l'aide d'une allumette, les briquets doivent être évités car ils produisent trop de chaleur. L'allumage doit se faire alors que le fragment de bois est en position verticale (utiliser une pince). Quand le fragment brûle le tenir en position horizontale mais le manipuler doucement.

Certains bois brûleront relativement facilement, comme le Balsa (Ochroma pyramidale, Bombacaceae), alors que d'autres montreront une résistance considérable à brûler, comme le Doussié (Afzelia spp., Fabaceae-Caesalpinioideae). Si la flamme venait à s'éteindre avant la combustion complète, retourner doucement le fragment en position verticale, puis le remettre en position horizontale.

Quand la flamme s'est éteinte, il est important de laisser la partie incandescente se refroidir avant de placer le fragment sur une surface froide.

COMMENTAIRES

Certains bois peuvent crépiter ou produire des étincelles, comme le Limba (Terminalia superba, Combretaceae), d'autres peuvent émettre une fumée colorée, comme le Ramin (Gonystylus spp., Gonystylaceae), ou exsuder un liquide coloré lors de la combustion. Tous ces caractères doivent être notés dans la description.

Les classifications utilisées pour décrire la combustion des fragments de bois sont celles proposées par DADSWELL & BURNELL (1932). En dehors de son utilisation en clé par le CSIRO, ANONYMUS (1960) a complété cette description et suggéré qu'elle n'était pas de grande valeur sauf pour séparer des bois proches d'un point de vue anatomique.

Pour de plus amples renseignements sur ce test de combustion, qui jusqu'à aujourd'hui a été relativement peu utilisé, voir MANN (1921), WELCH (1922), SWAIN (1927), et MENNEGA (1948).

#69. Couleur de la cendre <"burning splinter test">/

1. blanc à gris/

2. blanc brillant/

3. marron-jaune/

4. <couleurs autre que blanc, gris, jaune ou marron, spécifier>/

COMMENTAIRES

Dans la littérature, on utilise parfois le terme de 'chamois' pour décrire une couleur brun-jaune, proche de celle des cuirs.

#70. <Test de mousse et combustion d'un éclat, observations supplémentaires ou commentaires:>/

Information supplémentaire

#71. <Standards spécifiques du bois et brochures d'information>/

COMMENTAIRES

Ce caractère donne des citations bibliographiques supplémentaires sur les différentes essences de cette base de données, par exemple des fiches techniques ou des informations émanant de la CITES et qui peuvent être consultées par celui qui voudrait plus de renseignements.

#72. <Noms des archives>/

#73. <Illustrations>/


L'Identification interactive permet accés à la liste de caractères, illustrations, descriptions complètes et partielles, descriptions diagnostiques, différences et similarités entre des taxons, énumération des taxons ayant des attributs précis, résumés des attributs dans les groupes de taxons, répartition géographique.

Cette publication doit être citée comme suit: ‘Richter, H.G., Gembruch, K., and Koch, G. 2014 onwards. CITESwoodID: descriptions, illustrations, identification, and information retrieval. In English, French, German, and Spanish. Version: 16th May 2014. delta-intkey.com’.

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